Le grand Alexandros.
Ouvrage daté du cycle du ravage, 765.

Il faut remonter 800 cycles en arrière pour comprendre l'histoire d'Alexandros.

Alors qu'Arménia était une cité pacifique, basée sur une union des Hommes et des Elfes, un jeune humain contrastait de la masse par son attitude et ses capacités. Dès son plus jeune âge, il s'exerçait à manier des vieilles épées rouillées et poussiéreuses remontant à l'époque de la colonisation de l'île. Mais il se lassa rapidement de se battre contre des ennemis imaginaires et alla à la tour de magie de l'île apprendre à convoquer des créatures sauvages et élémentaires. Pendant son adolescence, il convoqua des élémentaux un après l'autre, qu'il combattit pour perfectionner son art de la guerre. Il arrivait parfois que le jeune homme sortait de ses combats avec d'horribles blessures.

Le clergé d'Arménia ne voyait pas d'un bon œil les agissements de ce jeune homme et tentèrent plusieurs fois de le persuadé d'arrêter ses expériences et de se conformer au reste de la population. La mère d'Alexandros vint bien près de l'en convaincre un soir que le jeune homme avait été laissé pour mort par un élémental de feu particulièrement puissant. Mais cette nuit là un Dieu avait visité Alexandros dans un rêve et l'avait persuadé de continuer son œuvre. Il insista sur le fait que sa vie le menait déjà vers une merveilleuse destinée qu'il ne pouvait encore comprendre. Il lui demanda aussi de créer une épée qui devrait être forgée dans un feu allumé par un dragon et refroidie dans de l'eau bénite.

Dès le lendemain, Alexandros fit ses bagages et embarqua seul dans une simple nef de pêcheur pour se rendre sur le continent d'Iderka. Les seules légendes parlant de dragons venant des territoires très à l'ouest des empires humains.

Son long périple, facilité par son contrôle sur les éléments, le conduisit à Pared, puis il remonta la rivière du Bandit jusqu'à Sornyus. Là bas, il rencontra les Elfes lui parlant d'une invasion imminente de cinq dragons. Alexandros y vit là un signe des Dieux. Il fit la connaissance d'un héro nommé Adalian. Ensemble, ils rassemblèrent les 'Trente', l'armée des elfes qui partirait en croisade contre les Dragons. Un soir ou Alexandros et Adalian étaient assis autour d'un feu de camp, l'Humain conta son rêve à l'Elfe. Celui-ci le rassura en lui disant que si un Dieu avait choisi de lui apparaître en rêve, c'est que le reste de sa vie était déjà écrite et qu'il devait agir comme son cœur le lui dicterait.

Le lendemain, Adalian, Alexandros et les Trente combattirent le premier Dragon qui s'était aventuré seul. La précision de l'Elfe et la témérité de l'Humain virent à bout de cette abomination. Pendant le combat, le souffle du dragon avait embrasé du matériel de transport utilisé par les Trente. Alexandros en profita pour fabriquer son épée avec de l'acier amené d'Arménia. Adalian l'aida dans la fabrication et les Trente se réunirent pour la préparation de l'eau bénite. Au matin, l'épée fut trempé dans l'eau et après la dissipation de la vapeur, elle en ressortie, brillante comme un soleil blanc. Cette épée céleste fut d'un grand secours dans les autres combats contre les dragons.

Cette journée, les Héros et les Trente eurent à affronter 3 dragons lors d'une bataille qui dura jusqu'à la tombée de la nuit. Alexandros s'illustra dès le début des combats, chargeant les dragons seul, avec une témérité proche de la folie selon les Elfes. Il se battait au corps à corps avec les dragons, les flèches de ses amis lui passant parfois à un cheveu du corps pour atteindre les dragons.

Adalian s'illustra le lendemain lorsqu'il abattu le dernier dragon seul, avec seulement trois flèches.

Après quelques jours passés chez les Elfes victorieux, Alexandros repartit vers l'est avec une nef de fabrication elfique et l'épée céleste. Il laissa un souvenir vivace de sa présence chez ses nouveaux amis qui promettaient de chanter les exploits du plus grand guerrier qu'ils aient jamais côtoyés jusqu'à la nuit des temps.

Après être rentré sur l'île, Alexandros parla de ses combats et de la manière dont les elfes faisaient la guerre. Les élus gouvernant la cité ne furent pas très impressionnés pas ces actes de courages et ne firent pas grand cas. Alexandros prit alors comme femme une prêtresse d'Angion qu'il aimait tendrement et utilisa ses talents de forgerons pour gagner humblement sa vie, alors qu'il aurait pu utiliser son extraordinaire connaissance de la guerre pour s'engager dans n'importe quelle armée en tant que mercenaire et être couvert d'or et de femmes.

Quelques mois plus tard, une gigantesque créature marine apparut dans les parages de l'île. Elle décimait toutes les embarcations s'aventurant pour pêcher. Elle s'attaqua ensuite aux gens s'approchant des rives avec ses tentacules longues de plusieurs dizaines de mètres. Les élus demandèrent conseil auprès du seul guerrier de l'île, Alexandros. Celui-ci enfila sa lourde armure et, armé de son épée céleste, prit sa nef elfique et se dirigea vers les eaux occupées. Il ne prit pas beaucoup de temps pour trouver la créature marine. Il mena un long combat contre les tentacules qui essayaient de l'emmener sous l'eau. Il décida finalement de se jeter dans l'eau, tout en armure, suivant aveuglement son instinct. Il perfora le cœur du monstre avec son épée et celle-ci coula à pique, mortellement touchée.

Alexandros fut retrouvé sur le rivage de l'île, gravement blessé par le tranchant des tentacules et affaiblit pas le poison du monstre. On tenta sans succès de lui rendre la vie qui le quittait, mais les Dieux en avaient décidé autrement et il le savait. Il demanda un livre aux pages vierges. Durant ces dernières heures, Alexandros écrit frénétiquement se qui allait devenir le code d'honneur d'Arménia, Ce qui semblait être pour Alexandros le mode de vie de la cité tel qu'il devrait l'être.

Un temple fut battit en l'honneur du défunt et le conseil des élus fut dissous. Une monarchie militariste fut instaurée, selon le livre sacré.

Biens d'autres légendes racontent des terribles combats qu'auraient livrés Alexandros sur le chemin du retour. Certains disent qu'il serait passé par le continent d'Iderka participant aux guerres de cette époque. Mais aucune légende n'a pu être vérifiée comme l'histoire racontée ci-haut. Par contre, la précision des écritures elfiques et les légendes des Arméniens sont trop semblables pour que l'on puisse aujourd'hui les contredire.

So’Karr
Guerrier de Sarkis


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